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10e DIMANCHE ORDINAIRE « B » 2018



Parole de Dieu : Genèse 3, 9-15; 2 Corinthiens 4, 13 – 5, 1; Marc 3, 20-35

Il a perdu la tête... Il est possédé... Voilà ce qu'on pense de Jésus, voilà des propos qui sont loin d'être élogieux. On est au début de l'évangile de Marc et déjà on considère Jésus comme un fou et un agent du diable. Il attire à lui tant de monde, la foule est tellement dense qu'il n'est même pas possible de manger, une situation qui préoccupe les gens de son entourage qui jugent la situation dangereuse pour son équilibre mental. Dément et suppôt de Satan, voilà deux accusations que Jésus ne laisse pas passer sans se défendre.

Si une famille se divise elle ne pourra pas tenir longtemps. Si, comme les scribes le disent, c'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il chasse les démons, cela veut dire qu'il se tire dans le pied. Le règne de Satan n'en aura pas pour longtemps, il signe lui-même sa perte. Jésus affirme plutôt le contraire. Loin d'être au service de Satan, il le domine complètement; il est en train de piller sa maison et de l'assujettir. En réponse à l'accusation des scribes, Jésus leur adresse un avertissement sévère : un seul péché ne pourra être pardonné et c'est le blasphème contre l'Esprit Saint. En quoi ce péché impardonnable consiste-t-il au juste? L'image du serpent que contient la première lecture nous met sur la piste. Comme le serpent, les scribes mentent, trompent le peuple et le détournent de Dieu en lui disant que Jésus n'est pas l'envoyé de Dieu mais un agent du diable. Blasphémer contre l'Esprit Saint, c'est refuser d'admettre la vérité, c'est démontrer une mauvaise foi totale. Le péché fondamental contre l'Esprit Saint ou contre la vérité n'est autre que l'incrédulité. Il consiste essentiellement à fermer son cœur à la révélation de Dieu offerte aux hommes en Jésus. C'est bien ce que Jésus dit en d'autres termes dans l'évangile de Jean: Si je n'étais pas venu, si je ne leur avais pas parlé, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils n'ont pas d'excuse à leur péché. Qui me hait hait aussi mon Père. Si je n'avais pas fait parmi eux des œuvres que nul autre n'a faites, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils ont vu et ils nous haissent, moi et mon Père. (Jn 15, 22-24) Le pardon ne peut être donné à qui ne veut pas reconnaître Dieu en vérité.


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