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25e DIMANCHE ORDINAIRE « B » 2018


Parole de Dieu : Sagesse 2, 12.17-20; Jacques 3, 16 – 4, 3; Marc 9, 30-37.


Cette page d’Évangile n’est certainement pas la plus populaire. Elle débute par la deuxième annonce de la passion: Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes; ils le tueront. (Mc 9, 31) Les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. (9, 32) Ils ne comprennent vraiment pas car, sur le chemin du retour, ils se demandent entre eux qui est le plus grand. N’allons pas trop vite blâmer les disciples., on leur ressemble tellement. Non seulement se montrent-ils peu attirés par la perspective de la croix, ils en prennent même le revers en rêvant de grandeur.

La fascination pour les premières places, à quelque niveau que ce soit (économique, académique, sportif, artistique ou autre), a toujours habité le cœur humain et ce n’est pas mal en soi, car une saine émulation a toujours sa place. Et n’allons surtout pas penser que Jésus s’oppose à ceux qui voient grand et qui ont des projets ambitieux; lui-même entretenait le grand projet d’instaurer le Royaume de Dieu sur terre. La différence, c’est que le chemin qu’il propose pour y arriver n’est pas celui auquel on pense habituellement: Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. (9, 35) Mais qu'entend-il par là?

En proposant à ses disciples d'être des serviteurs, il recentre leur attention sur l’essentiel de la vie, sur ce qui, à ses yeux, possède le plus de valeur, à savoir la personne humaine; tous et toutes ont une égale dignité. Malheureusement, beaucoup sont petits, faibles, laissés-pour-compte, d'où la nécessité de leur venir en aide. L’être chrétien n’atteint sa véritable grandeur que lorsqu’il se préoccupe des petits, des démunis, des faibles, des moins considérés pour la simple et bonne raison que ces derniers sont aimés en priorité par Dieu.

Mais qui sont les petits dans notre contexte de société? C’est la personne âgée, malade ou handicapée qui a besoin de soutien et de réconfort, la personne seule qui a besoin de présence, le jeune aux prises avec des problèmes d’adulte et qui a besoin d'être guidé, etc. À ce propos, on peut donner l’exemple de cette personne qui racontait jusqu’à quel point le contact avec une personne lourdement handicapée, mais au sourire contagieux, l’illuminait et la comblait de joie et de bonheur. Cette personne handicapée rayonne tellement, disait-elle, même sans pouvoir dire un mot, qu’elle touche au cœur ceux et celles qui s’en approchent. C’est un petit exemple qui confirme cette parole d’Albert Schweitzer : « Je ne connais pas votre destinée, mais il y a une chose que je sais: les seuls parmi vous qui seraient vraiment heureux sont ceux qui chercheraient comment servir. » Dieu et les petits comptent sur nous. Emprunter le chemin du service, c'est marcher sur la voie du bonheur.


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