Parole de Dieu: Isaïe 9, 1-6; Psaume 95 (96); Tite 2, 11-14; Luc 2, 1-14 

Le prophète Isaïe proclame que le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. (9, 1) À bien des égards, ne peut-on pas se reconnaître dans ce peuple qui marche dans les ténèbres? Qui peut apporter cette lumière sinon Jésus qui naît dans l’obscurité du monde pour éclairer nos nuits de solitude, de suffisance, d’indifférence, de désespoir et de désenchantement?

Dans la naissance du Sauveur, la grâce de Dieu s’est manifestée, la lumière a resplendi. Mais comment la recevons-nous? Osons-nous croire qu'elle peut nous faire du bien et nous rendre heureux et heureuses? Cette lumière, cette bonne nouvelle d’un Dieu-avec-nous, pourquoi ne pas la recevoir à la manière des bergers, c'est-à-dire avec grande joie? Comme eux, nous sommes des gens ordinaires. Écoutons simplement le message de l’ange qui révèle le sens inouï de l’événement de la naissance de Jésus: Aujourd’hui vous est né un Sauveur […] Il est le Messie, le Seigneur. (Lc 2, 11)

Comme les bergers, nous sommes appelés à accueillir dans la foi et la joie la bonne nouvelle qui sera pleinement déployée à Pâques. Noël anticipe déjà la foi pascale, car après sa résurrection, Jésus sera effectivement reconnu comme Sauveur, Christ et Seigneur.

Ce Jésus, à la fois si petit et si grand, lui ferons-nous une place, si petite soit-elle? si nous lui réservons un espace au milieu de nos nombreuses et accaparantes occupations, il donnera un sens nouveau à tout ce que nous vivons. Il n’en tient qu’à nous de lui ouvrir la porte de notre cœur, de pratiquer une petite ouverture de foi pour pouvoir lire dans les petits signes du quotidien la bonté infinie de Dieu qui vient à notre rencontre. Osons-nous y croire?

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